Arbitrer, c'est déplacer une partie de son épargne d'un support vers un autre à l'intérieur du même contrat : du fonds en euros vers des unités de compte, ou l'inverse. L'opération ne sort pas l'argent du contrat, ce qui explique qu'elle n'entraîne aucune imposition, contrairement à un rachat.
Ce que l'arbitrage coûte réellement
Beaucoup de contrats annoncent des arbitrages gratuits, souvent limités à un ou deux par an. Au-delà, les frais s'expriment en pourcentage des sommes déplacées, généralement entre zéro et un pour cent. Sur un contrat où l'on bouge rarement, ce poste reste marginal ; sur une gestion active, il devient un frein qu'il faut mettre en regard du gain espéré.
Le coût le plus souvent négligé n'est pas le frais lui-même mais le délai : selon les assureurs, un arbitrage prend de un à plusieurs jours ouvrés. Sur un support volatil, la valeur exécutée n'est donc pas celle constatée au moment de la demande.
Le faire soi-même ou le déléguer
La gestion libre laisse l'épargnant décider de la répartition. La gestion pilotée délègue ces arbitrages à une équipe qui ajuste l'allocation selon un profil de risque choisi au départ. La seconde option se paie par une couche de frais supplémentaire, à comparer au rendement observé plutôt qu'au discours commercial.
Les fiches de contrat rassemblées sur ce site précisent, pour chacun, le nombre d'arbitrages inclus et les frais au-delà.
Les moments qui justifient un arbitrage
Trois situations le rendent utile. L'approche d'un projet, quand il devient raisonnable de sécuriser une partie des gains vers le fonds en euros. Un déséquilibre marqué, lorsqu'un support a tellement progressé qu'il pèse davantage que prévu dans l'allocation. Et un changement de situation personnelle qui modifie l'horizon de placement.
En dehors de ces cas, arbitrer en réaction à un mouvement de marché revient le plus souvent à vendre bas et racheter haut. La régularité des versements protège mieux qu'un pilotage nerveux.















